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Quelques idées d'aménagement

Ligne centrale

Par définition, une cuisine linéaire dispose d’un agencement créé sur une seule ligne, sans le moindre angle ni décroché. Rien n’oblige cet agencement à être adossé à un mur, rien n’interdit de l’imaginer détaché des murs périphériques.

La cuisine linéaire devient alors un îlot central, d’autant plus étirée en longueur qu’elle se compose d’une seule ligne de meubles bas accolées les uns aux autres.

L’agencement dispose alors d’un recto et d’un verso, d’un devant et d’un dos qui peut devenir le point d’accrochage d’un plan table de faire profondeur.

L’îlot gagne ainsi en corpulence et acquiert un caractère plus cossu.

Linéaire enveloppant

Les implantations linéaires en ligne droite ne sont pas réputées pour être les plus ergonomiques, car elles ne permettent pas de créer un triangle d’activité efficace, celui-ci étant d’ailleurs réduit ici à une simple ligne droit.

Les déplacements y sont plus importants que dans tout autre type d’implantation (on estime jusqu’à 40 % de plus que dans une cuisine en U).

En outre, personne n’a dit que les cuisines linéaires devaient forcément être des lignes droites…

Préférer une courbe plutôt qu’une droite permet de « refermer » l’espace fonctionnel de la cuisine et créer une ébauche de triangle d’activité (certes assez plat…).

Ligne double

Certaines pièces en longueur, dites « en couloir », disposent d’une largeur suffisante pour envisager le doublement du linéaire, à certaines conditions.

Elle doit être d’au moins 2,10 m pour placer en vis-à-vis deux agencements profonds de 60 cm (60 + 60 + 90, largeur de passage et de fonctionnement minimale entre les deux linéaires).

Une largeur de 1,70 m suffit pour implanter face à face un linéaire profond de 60 cm dans lequel sont intégrés tous les équipements électroménagers, et un linéaire profond de seulement 30 cm consacré à des rangements et à un plan table fixé contre le mur, comme c’est le cas dans cette implantation.

Linéaire en soupente

Créé dans un comble, cet agencement de cuisine a été conçu pour s’adapter à la pente du toit. La configuration particulière de l’espace interdisant les meubles hauts, l’implantation se concentre en partie basse, étirée sur 7 mètres de longueur, calée contre la soupente.

L’angle de la toiture est suffisamment ouvert pour que le plan de travail conserve une profondeur traditionnelle de 65 cm, l’essentiel étant de disposer d’une hauteur d’homme pour y accéder confortablement.

Faisant face à un espace ouvert, l’agencement linéaire est longé par une longue table de ferme qui compose un îlot de transition et délimite l’emprise de la cuisine.

Îlot surprise

Lorsque la cuisine est ouverte sur le séjour, son agencement génère de plus grandes exigences esthétiques.

En particulier, on s’attache davantage à dissimuler son caractère technique et son inévitable désordre de fin de repas. Ses équipements électroménagers sont préférés parfaitement intégrés, dissimulés derrière des portes identiques à celles des meubles ou choisis pour leur caractère esthétique affirmé.

Dans cette implantation, la démarche s’est étendue jusqu’à dissimuler un îlot technique par un plan mobile, porté par des jambages montés sur des roulettes intégrées, et dont le déplacement révèle le caractère très fonctionnel.

Îlot repas

Sans son îlot, la cuisine se résumerait à un agencement linéaire, concentré contre un seul mur pour préserver le caractère traversant de la pièce.

C’est le besoin de créer un coin repas et le désir de « refermer » l’espace fonctionnel de la cuisine qui sont à l’origine de cet îlot. Consacré aux rangements, il est aussi le support d’accrochage d’un plan table qui l’enveloppe et adopte sa forme arrondie pour mieux faciliter la circulation.

Ne nécessitant aucun raccordement technique, il a même pu être créé dans un second temps – une façon de planifier les dépenses importantes que génère la création d’une nouvelle cuisine.

Îlot minimale

Si l’implantation en îlot est par nature gourmande en surface, elle peut être envisagée avec un moindre encombrement grâce à des choix avisés.

On en préserve ainsi l’esprit très convivial, tout en l’adaptant à des espaces raisonnables. L’îlot est ici composé avec un meuble profond de 60 cm, accolé à un second meuble profond de 40 cm.

Le premier s’ouvre vers la pièce à vivre, tandis que les portes plus étroites du second (2 x 40) s’ouvrent côté cuisine. La faible largeur de ces dernières réduit l’encombrement de leur ouverture et permet de se contenter d’un espacement de 90 cm vis-à-vis du linéaire créé le long du mur.

Îlot compact

Adapté à un espace décloisonné, cet agencement compact est intéressant pour une cuisine ouverte sur une pièce à vivre. C’est tout l’ensemble qui est conçu comme un îlot central autour duquel on peut circuler.

La cuisine est très conviviale et son utilisation génères des situations inédites puisque l’évier et la plaque de cuisson se font face.

Accolé contre un mur, l’îlot associe deux colonnes hautes dont l’une intègre le réfrigérateur, puis se prolonge par un plan table apparemment posé sur le plan de travail. Un ensemble d’armoires intégrées apporte les rangements nécessaires à cet agencement surtout composé de meubles bas.

Ouverture structurée

Les grands espaces génèrent souvent une certaine difficulté d’agencement, car il est difficile de répartir l’emprise de chaque fonction en l’absence de cloison, et de créer un peu d’intimité dans un volume dans lequel les sons résonnent.

Dans cette implantation, la cuisine est adossée contre une cloison dressée pour délimiter son emprise au sol et créer une séparation avec le coin repas.

Conçue comme un meuble, elle dispose d’une grande épaisseur de façon à intégrer des rangements accessibles d’un côté ou de l’autre. Côté cuisine, l’armoire four y trouve sa place, ainsi que le réfrigérateur intégré et quelques rangements hauts.

Ouverture sur demande

Si les cuisines ouvertes ont beaucoup d’atouts, elles ont aussi quelques inconvénients, rédhibitoires pour certains. On peut en effet leur reprocher d’afficher à la vue de tous un désordre rarement esthétique, et de produire des odeurs et des bruits dérangeants (surtout lorsqu’on écoute de la musique ou lorsqu’on regarde la télévision).

C’est pour cette raison que de nombreuses cuisines ouvertes ne le sont pas à plein temps, isolées selon les circonstances derrière des portes ou des panneaux, le plus souvent coulissants.

Elles bénéficient ainsi des avantages de l’implantation ouverte tout en réduisant l’impact de ses inconvénients.

Un mur en moins

Dans un appartement ancien, la cuisine était un couloir étroit doté d’une petite fenêtre à la lumière confidentielle, peu en accord avec les modes de vie actuels plus axés sur la convivialité qu’autrefois.

La solution a consisté à ouvrir le mur la séparant de l’espace séjour-salle à manger. Un mur porteur dont la démolition, même partielle, a nécessité la mise en place d’une poutre ayant pour mission de porter la charge à la place du mur disparu.

L’emprise au sol n’a pas changé, mais la cuisine a gagné en lumière, en espace et en convivialité. Préservée, la partie basse du mur est devenue le support d’un plan bar.

Ouverture maîtrisée

L’ouverture d’une cuisine sur un séjour peut être temporaire et conditionnée par la fermeture de cloisons coulissantes, mais également être permanente et partielle grâce à la configuration d’un agencement conçu pour dissimuler certaines parties plus fonctionnelles qu’esthétiques.

Le plan bar est une solution classique mais toujours efficace car sa hauteur (110 à 115 cm), supérieure à celle du plan de travail (85 à 90 cm), permet d’en dissimuler l’inévitable désordre.

Dans cette implantation, le choix est porté sur la création d’une colonne faisant dos au séjour et dans laquelle sont encastrés four et rangements côté cuisine.